Carta CEAS [ES][FR][EN] NO a la propuesta de acuerdo pesquero que incluye las aguas del Sáhara Occidental, que viola la propia legalidad de la Unión Europea

EURODIPUTADOS PARLAMENTO EUROPEO

POR UNA UNIÓN EUROPEA QUE RESPETE LOS DERECHOS HUMANOS

 Nos dirigimos a Usted en nombre de la Coordinadora Estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara (CEAS Sahara), la Federación Estatal de Instituciones Solidarias con el Sahara (FEDISSAH), los Intergrupos Parlamentarios “Paz para el Sahara”, con presencia en el Congreso, Senado y todas las CC.AA. y la Asociación Internacional de Juristas por el Sahara, que en su conjunto representan a centenares de Asociaciones y de Instituciones locales  y en representación de las miles y miles de personas, -con dignidad, decisión y conciencia-, que no queremos formar parte de una Unión Europea que no respete fielmente los derechos humanos en sus relaciones económicas y políticas con terceros países.

Como Usted conoce, el Sahara Occidental, antigua colonia y provincia española, es en la actualidad un Territorio No Autónomo bajo la ocupación militar extranjera de Marruecos. Territorio, además, dividido por un muro militar de más de 2.700 kilómetros-rodeado de minas antipersonales- que blinda la ocupación, divide a las familias, y “protege” el expolio de los abundantes recursos naturales del territorio: pesca, fosfatos, arena, etc.

Como Usted también conoce, y a pesar de los sucesivos pronunciamientos del Tribunal de Justicia de la UE, la Comisión Europea y Marruecos acordaron el pasado 20 de julio una propuesta de acuerdo pesquero que incluye las aguas del Sáhara Occidental, violando así la legalidad de la propia justicia europea[1]. En las sentencias del TJUE, de diciembre 2016 y febrero y julio 2018, se establece que Marruecos y el Sahara Occidental son territorios distintos y separados, en virtud de la Carta de las UN y del principio de autodeterminación de los pueblos y el Tribunal aclara que lo sustantivo no es determinar si una posible actividad económica sería favorable o no a la población saharaui, sino exclusivamente saber si el representante del pueblo saharaui,  el Frente Polisario, ha dado su consentimiento, en aplicación de la Resolución 34/37 de la Asamblea General de las Naciones Unidas.

En los próximos meses el Parlamento Europeo deberá ratificar la propuesta de acuerdo para su aplicación, razón por la que nos dirigimos a Usted para reclamar su compromiso activo con la paz, la justicia y el respeto de los derechos humanos.

En concreto, queremos trasladarle la firme petición de que la UE respete el derecho del Pueblo Saharaui a la autodeterminación y su soberanía permanente sobre las riquezas y recursos naturales del Sáhara Occidental, conforme a la legalidad internacional, y en particular, de acuerdo a las recientes Sentencias del Tribunal de Justicia de la UE.

El Frente POLISARIO, representante único y legítimo del Pueblo Saharaui, así ratificado por la Asamblea General de las Naciones Unidas, ha mostrado su disposición para negociar con la UE todo lo que concierne a los recursos naturales del Sáhara Occidental, respetando siempre los derechos e intereses legítimos del Pueblo Saharaui.

Entendemos que ratificar la propuesta del acuerdo de 20 de julio de 2018 entre la UE y Marruecos es un acto carente de la ética que debe acompañar las actuaciones de quienes nos representan y además es un acto ilegal, que viola la propia legalidad europea. En este marco, por nuestra parte, realizaremos todos los esfuerzos para denunciar los actos u omisiones de cualquier parlamentario europeo que contribuyan al expolio, explotación, destrucción y/o agotamiento de las riquezas y recursos naturales saharauis, incluidas sus tierras y sus aguas adyacentes. 

OTRA EUROPA ES POSIBLE, centrada en los derechos humanos de las personas y los pueblos, y no en espurios intereses económicos que nos convierten en meros espectadores del expolio ilegal de los recursos naturales del Sáhara Occidental.

Agosto 2018

[1]SENTENCIA DEL TRIBUNAL DE JUSTICIA DE LA UNIÓN EUROPEA (Gran Sala) de 21 de diciembre de 2016. Asunto C-104/16 P

http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=186489&pageIndex=0&doclang=ES&mode=req&dir=&occ=first&part=1

SENTENCIA DEL TRIBUNAL DE JUSTICIA (Gran Sala) de 27 de febrero de 2018. En el asunto C‑266/16

http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=199683&pageIndex=0&doclang=ES&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=389190

http://curia.europa.eu/juris/document/document_print.jsf?doclang=FR&text=&pageIndex=0&part=1&mode=lst&docid=204281&occ=first&dir=&cid=670789


POUR UNE UE QUI RESPECTE LES DROITS HUMAINS

Au nom de la Coordination Nationale des Associations de Solidarité avec le Sahara  (CEAS Sahara), de la Fédération des Institutions Espagnoles Solidaires avec le Peuple Sahraoui (FEDISSAH), des intergroupes parlementaires «Paix pour le Sahara Occidental» -qui sont présents au Congrès, au Sénat et dans toutes les communautés autonomes-, et de l’Association Internationale des Juristes pour le Sahara, au nom aussi de milliers de personnes, qui ont au cœur la dignité du Peuple sahraoui et qui désirent appartenir à une Union européenne respectueuse des Droits Humains dans ses relations économiques, politiques et sociales avec les tiers pays, nous nous adressons à vous, en tant que membres du Législatif européen.

Comme vous le savez, le Sahara occidental, ancienne colonie et province espagnole, est actuellement un territoire non autonome sous l’occupation militaire étrangère du Maroc. Le territoire, par ailleurs divisé par un mur militaire de plus de 2 700 kilomètres – entouré de mines antipersonnel – qui blinde l’occupation, divise les familles et “protège” le pillage des ressources naturelles abondantes du territoire: pêche, phosphates, sable, etc.

Comme vous le savez aussi, le 20 juillet dernier, la Commission européenne et le Maroc ont élaboré une proposition concernant la modification de l’accord de pêche qui avait été signé en 2006 entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc. Selon la proposition en question, le territoire du Sahara Occidental et les eaux adjacentes doivent faire partie de l’Accord de pêche.

Cette Proposition représente une crasse violation des précédentes décisions du Tribunal européen et de la Cour de justice. En effet, le 21 Décembre 2016, la Cour de justice, se prononçant sur une affaire opposant le Front Polisario au Conseil de l’Union européenne et concernant les accords d’associations et de libéralisation conclus entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc, a déclaré que lesdits accords n’étaient pas applicables au Sahara Occidental[1]. Le 27 février 2018 la Cour de justice et successivement le 19 juillet 2018 le Tribunal de l’Union européenne, dans les décisions concernant les accords de pêche signés entre l’Union européenne et le Maroc, a très clairement rappelé l’absence de souveraineté du Royaume du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental  et sur les eaux adjacentes et réaffirmé le droit du peuple sahraoui, représenté par le Front Polisario, de gérer ses propres ressources naturelles de manière autonome, en application de la Résolution 34/37 de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Notamment, la Cour de justice a réaffirmé de manière inconditionnée que nulle activité économique sur le territoire du Sahara Occidental est légale sans l’accord préalable du Front Polisario.

Au cours des prochains mois, le Parlement européen sera appelé à se prononcer sur ladite proposition. En cas de ratification de la part du Parlement, la proposition serait transformée en Accord et deviendrait donc applicable à toutes les activités économiques en question se déployant  sur le territoire du Sahara Occidental, ainsi que sur les eaux adjacentes, activités qui deviendraient légales même en absence de l’accord du représentant du Peuple sahraoui.

C’est pour cette raison que nous nous adressons à vous, Mesdames et Messieurs, et nous vous demandons de rejeter de toute force cette Proposition au nom du respect du droit international, notamment des décisions rendues par la Cour de justice et par le Tribunal européen, ainsi qu’au nom de la dignité du Peuple du Sahara Occidental et de son droit reconnu au niveau international à l’autodétermination.

Le Front Polisario, seul et unique représentant, reconnu par l’Assemblée Générale des Nations Unies, du Peuple Sahraoui, a toujours essayé de discuter avec l’Union européenne afin de trouver une solution qui tienne compte du droit international et des intérêts légitimes du Peuple Sahraoui.

En conclusion, une éventuelle ratification de la part du Parlement européen de la Proposition sur l’Accord de pêche du 20 juillet 2018 entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne représenterait une violation du droit international, notamment du droit à l’autodétermination du Peuple Sahraoui, du principe de souveraineté permanente sur les ressources naturelles, ainsi que des normes du droit international humanitaire applicables aux accords internationaux, concernant l’exploitation des ressources naturelles d’un territoire occupé.

UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE, centrée sur les Droits Humains des peuples, et non sur des intérêts économiques fallacieux qui font de nous de simples spectateurs du pillage illégal des ressources naturelles du Sahara occidental.

[1]Arrêt du 21 décembre 2016, Cour de justice, Conseil/Front Polisario. (C-104/16P).

Arrêt du 27 février 2018, Cour de justice, (C266/16).

Ordonnance 19 juillet 2018, Tribunal de l’Union européenne.


CALLING FOR A EU WHICH RESPECTS HUMAN RIGHTS

We are writing to you and to the organization you represent, on behalf of the Spanish Coordination of Solidarity Associations with Western Sahara (CEAS Sahara), of the Federation of Spanish Institutions that are in Solidarity with the Sahrawi People (FEDISSAH), of the Spanish Parliamentary Intergroups “Peace for the Sahrawi people” -with are present in the Congress of the Deputies, in the Senate and in all the Autonomous Communities-, and of the International Association of Jurists for Western Sahara, which all together represent hundreds of associations and local institutions and on behalf of thousands and thousands of people, with dignity, decisiveness and conscience, that do not wish to be a part of a European Union that does not faithfully respect human rights in its economic and political relations with third countries.

As you are aware, Western Sahara, former colony and province of Spain, is currently a Non-Self-Governing Territory under the foreign military occupation of Morocco. Territory, furthermore, divided by more than 2,700 kilometers long military wall of, surrounded by anti-personnel mines that shield the occupation, divide families, and “protect” the plundering of the territory’s abundant natural resources: fishing, phosphates, sand, etc.

As you also are aware, and despite the successive pronouncements of the Court of Justice of the EU, the European Commission and Morocco agreed on a proposal for a fisheries agreement on July 20th, 2018, that includes the waters of Western Sahara, thus violating of its own Court of Justice[1]. In the judgments of the CJEU, from December 2016, and February and July 2018, it is established that Morocco and Western Sahara are different and separate territories, by virtue of the UN Charter and the principle of self-determination of peoples and the Court clarifies that the substantive issue is not to determine whether a possible economic activity would be favorable or not to the Sahrawi population, but only to know whether the representative of the Sahrawi people, the Polisario Front, has given their consent, in application of Resolution 34/37 General Assembly of the United Nations.

In the coming months, the European Parliament must ratify the proposed agreement for its application, which is why we are writing you to implore your active commitment to peace, justice and respect for human rights.

In particular, we want to convey to you a firm request that the EU respect the right of the Sahrawi people to self-determination and their permanent sovereignty over the riches and natural resources of Western Sahara, in accordance with international law, and in particular, according to the recent judgments of the Court of Justice of the EU.

The Polisario Front, as sole legitimate representative of the Sahrawi people as ratified by the General Assembly of the United Nations, has shown its willingness to negotiate with the EU everything that concerns the natural resources of Western Sahara, always respecting the rights and legitimate interests of the Sahrawi people.

We understand that ratifying the proposal of the agreement of July 20th 2018 between the EU and Morocco is an act lacking the ethics that should accompany the actions of those who represent us in Europe and it is also an Unlawfull act, for which each parliamentarian is personally responsible if their vote in favor of it. In this framework, for our part, we will make all efforts and enable all possible measures, including legal ones, to denounce the acts or omissions of any European parliamentarian who contributes to the plundering, exploitation, destruction and/or depletion of the natural resources and wealth of Western Sahara, including their lands and adjacent waters, or endangers their survival.

AN OTHER EUROPE IS POSSIBLE, centered on people’s human rights, and not on economic interests that make us spectators of the illegal plundering of the natural resources of Western Sahara.

[1] JUDGEMENTS OF THE COURT OF JUSTICE OF THE UE on 21ST December 2016. Subject: C-104/16 P

http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=186489&pageIndex=0&doclang=ES&mode=req&dir=&occ=first&part=1

JUDGEMENTS OF THE COURT OF JUSTICE OF THE UE on 27thFebruary 2018. Subject: C‑266/16

http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?text=&docid=199683&pageIndex=0&doclang=ES&mode=req&dir=&occ=first&part=1&cid=389190

http://curia.europa.eu/juris/document/document_print.jsf?doclang=FR&text=&pageIndex=0&part=1&mode=lst&docid=204281&occ=first&dir=&cid=670789

 


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